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Windows Serveur 2016 : Live Migration

Un feature disponible sous Windows Serveur 2016 est l’option de Live Migration. En gros, Live Migration permet de migrer l’état d’une machine virtuelle et de la mémoire, d’un hôte Hyper-V vers un autre hôte donné. Ce mécanisme n’est pas censé remplacer Hyper-V Réplica, car il ne bouge pas les données, il bouge simplement l’état des VM et la mémoire.

Avant Windows Serveur 2016, Live Migration fonctionnait seulement que pour les environnements en Cluster très complexes ayant accès à des ressources partagées. Windows Serveur 2016 change la note et introduit maintenant la possibilité de bouger, en temps réel, des serveurs en cluster, pas en cluster, en domaine, pas en domaine et utilisant presque tout type de sous-systèmes de stockages.

Il est possible d’implémenter la technologie de Live Migration dans deux scénarios différents. Le premier est si vos hôtes Hyper-V sont en cluster. Le second est si vos hôtes Hyper-V sont en stand-alone. Les deux implémentations seront gérées de façon bien différente.

Comment fonctionne Live Migration?

Une Live Migration typique fonctionne de la façon suivante :

1 – Le serveur source établit une communication avec le serveur de destination. Une machine virtuelle non-populé est créée avec les mêmes paramètres et une confirmation que les ressources nécessaires sont disponibles pour lancer la VM sur le nouvel hôte est envoyée.

2 – le serveur de destination alloue la mémoire et les autres ressources à la nouvelle VM. Essentiellement avec les mêmes configurations que la source.

3 – le serveur source commence à transférer le “Memory Page” au serveur de destination. Le serveur source fonctionne encore à ce point et il peut encore fournir un service. Cependant, Hyper-V sur le serveur source commence à marquer les emplacements de mémoire qui ont changé afin d’en aviser la destination plus tard.

4 – suite au transfert complet de la mémoire, le transfert recommence encore, mais cette fois-ci, seulement les valeurs qui ont changé. Cet échange peux se reproduire plusieurs fois jusqu’au point critique où les deux mémoires soient identiques.

5 – à ce point, les processus et les I/O aux disques sont suspendus sur le serveur source et le contrôle des ressources de stockage est transféré au serveur de destination.

6 – la VM de destination à maintenant une version à jour du serveur. La mémoire, le CPU, le stockage et les ressources sont accessibles depuis le nouveau serveur. Il peut donc recommencer à offrir des services.

7 – avec la VM de destination maintenant fonctionnelle, Hyper-V notifie la switch réseau ou la V-Switch du changement, Un reverse ARP est envoyé et les commutateurs peuvent maintenant transférer les trames sur la bonne switch.

Malgré tous ces échanges entre les hôtes Hyper-V et les commutateurs, une Live Migration ne devrait en théorie que prendre que quelques secondes. Le changement est invisible aux clients et aux logiciels. Il y à plusieurs facteurs pouvant influencer la vitesse de la migration : la vitesse du réseau, la grosseur de la mémoire, le workload sur le serveur, etc.

Types de Live Migration

Live Migration est possible dans plusieurs scénarios. Il est possible de migrer les VM en cluster, mais également ceux hors d’un cluster. Si vous travaillez en cluster, vous devrez évidemment utiliser la console de Failover Manager. Si vous travaillez en stand-alone, vous devrez paramétrer les configurations dans la console Hyper-V directement.

Au final, il y à trois types de Live Migration possible.

  • Live Migration dans un Cluster
  • Live Migration Hors d’un Cluster
  • Shared Nothing Live Migration

L’option Shared Nothing Live Migration est différente et méritera un article complet. J’espère donc que cette courte introduction à Live Migration sous Windows Serveur 2016 vous aura été profitable.

Published inMicrosoftWindows Serveur